La Revue Grande Faune, de la Fédération des Chasseurs au Grand Gibier française, publie un intéressant point de vue sur une question très à l’actualité en Région wallonne.
Doit-on, les années d’absence de fructification, autoriser le nourrissage du sanglier en hiver ?
Au-delà de la période transitoire de 3 ans octroyée aux chasseurs (ou aux sangliers ?) par le Gouvernement wallon, le nourrissage dissuasif ne sera effectivement plus autorisé qu’en période de présence des cultures (début avril-début octobre).
La réponse donnée ici à cette question par cette Fédération de chasseurs française est sans appel. Elle est en tout point semblable à celle que défend le Ministre wallon dans son arrêté nourrissage.
Elle impute de plus un rôle évident au nourrissage pour maintenir artificiellement et de façon permanente les densités à leur seuil maximal, à savoir celui des excellentes années de fructification, gommant ainsi les fluctuations naturelles de populations.
L’organe de presse des chasseurs français encourage l’administration à garder le cap ferme de l’interdiction du nourrissage en période hivernale comme un des outils indispensable dans le programme volontariste de réduction des densités (Plan national de maîtrise du sanglier).
La Fédération des Chasseurs au grand Gibier illustre une nouvelle fois sa capacité d’être en pointe du débat sur l’intégration de la chasse dans la ruralité du XXI° siècle.

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