La chasse est un acte qui anime des débats incessants et qui suscite les passions.
Il faut donc se poser la question de savoir quelle est la place de cette activité dans notre société.
Il y a deux types de chasse, la chasse aux grands gibiers et la chasse au petit gibiers.
La chasse aux grands gibiers : Les populations de grands gibiers n’ont probablement jamais été aussi élevées chez nous dans les temps historiques. Le problème n’est pas la mise en danger de ces populations par la chasse mais plutôt de gérer ces populations tout en les maintenant dans des densités compatibles avec leurs milieux. Clairement Solon est en faveur d’une chasse qui respecte ces populations animales, qui permette à ces populations d’arriver à un équilibre des âges et des sexes compatibles avec leurs besoins sociaux.
Si Solon est en faveur d’une chasse responsable et éthique, Solon dénonce les pratiques qui provoquent des surdensités telles que le nourrissage excessif, les cultures en milieux forestiers, les manipulations et les lâchers d’animaux et la protection exagérée des femelles. Les grands trophées doivent être le résultat d’une saine gestion et donc de l’arrivée d’une part non négligeable des mâles à un âge réellement adulte et non pas une fin en soit. Toute autre pratique pour « produire » ces grands trophées sont à proscrire.
La chasse aux petits gibiers : Autant les grands gibiers se portent bien autant les populations de petits gibiers indigènes se portent mal. Leur chasse n’est défendable qu’à partir ou par leurs actions les chasseurs provoquent un accroissement de ces populations, accroissement permettant un surplus à prélever. Pas ces actions nous entendons des aménagements des territoires (création de cultures spécifiques, de friches …..), aménagements qui seront aussi profitables aux autres habitants de ces territoires comme certains oiseaux des grandes plaines en danger eux aussi.
Solon dénonce les lâchers de gibiers, le piégeage et toute les pratiques qui rendent cette chasse indéfendable.
En résumé ; Solon défend une chasse responsable qui prélève un superflus ne mettant pas une population animale en danger pour autant que ce superflus ne soit pas créé artificiellement ni en mettant d’autres espèces animales ou végétales en danger.

Trop souvent le chasseur dit qu’il chasse pour gérer …. mais à l’inverse gère pour chasser.